société
26 mai 2015

Le Capitalisme est-il moral ?

Sans singer le philosophe André Comte-Sponville qui a admirablement traité ce sujet il me semble opportun qu’un chef d’entreprise aborde à sa façon ce sujet.

 


Au préalable je dois avouer que bien que formé à l’université de Sciences Economiques de Bordeaux dans une période post soixante-huit-tarde c’est mon grand-père qui m’a rééduqué sur le plan entrepreneurial avec une profonde éthique des affaires.

Pour moi le capitalisme est une technique assez remarquable qui a fait ses preuves y compris dans des pays communistes où les succès sont encore plus spectaculaires. Sans renier les excès commis en son nom, il faut reconnaitre son incroyable efficacité. Bien évidemment ce concept qui s’appuie sur la propriété des moyens de production, la domination du capital financier, l’opposition entre des travailleurs non propriétaires et les détenteurs du pouvoir dans l’entreprise a tout pour déplaire. Le capitalisme entraine les notions de liberté des marchés, de concurrence et de maximisation des profits sous contraintes diverses. Que de mots grossiers pour des âmes sensibles, que de cas d’excès dont on parle plus que des succès.

En fait nous sommes en présence d’une technique qui a résisté à toutes les attaques marxistes et qui aujourd’hui n’a plus de réelles alternatives.

Alors ne demandons plus à une technique qui fonctionne bien d’être en plus morale. André Comte-Sponville le dit mieux que quiconque ; le capitalisme n’est ni moral, ni immoral mais tout simplement amoral. C’est pourquoi il doit être encadré par des règles du jeux, des codes et des lois. Sur ce plan les entrepreneurs français ne sont pas oubliés.

Enfin puisque le capitalisme est une technique terriblement efficace mais privé de moral, il est impératif qu’il soit mis en œuvre par des acteurs qui eux doivent avoir une grande moralité.