mes passions
29 août 2014

Les particularités du pilotage hélico

Par rapport à l’avion le pilotage de l’hélicoptère diffère vraiment de celui d’un avion surtout dans les phases ; décollage, stationnaire ou atterrissage. Par rapport aux plans fixes de l’avion la voilure tournante apporte d’énormes avantages mais entraine des contraintes et spécificités de pilotage. Mon propos se concentrera sur les hélicoptères avec rotor principal, assurant la sustentation et déplacement, et un rotor anti couple.


Le génie de nos ingénieurs a prodigieusement perfectionné les commandes du rotor principal. Par un jeu de biellettes, l’incidence des pales est commandée par le manche, appelé « cyclique ». En vol stationnaire, le « cyclique » maitrisé par la main droite, permet le déplacement avant-arrière et latéral dans un mouvement du poigné droit limité à un cercle de quelques centimètres. C’est la prédominance de la variation du pas des pales qui produit le déplacement. La puissance est transmise par le « collectif » qui lui aussi agit sur la variation de l’incidence des pales mais cette fois de façon uniforme. Précisons que la vitesse de rotation de la voilure tournante est constante. Le cyclique est commandé par le bras gauche. En tirant sur le cyclique l’incidence des pales augmente et l’hélico monte, en baissant le cyclique il descend.

Sur les hélicoptères légers (Bell 47, Robison R22…) une difficulté supplémentaire consiste à compenser la demande de puissance par une rotation du poigné gauche pour augmenter les tours moteurs. Sur les hélicos équipés de turbines l’assistance est automatique.

Le rotor anti couple comme son nom l’indique compense l’effet du couple du rotor principal. Sa vitesse est couplée à celle du rotor principal. L’inclinaison des pales est commandée par les palonniers, actionnés par les pieds du pilote. La commande aux palonniers permet de faire tourner l’hélico sur place et de compenser les effets polluants du collectif. En effet quand le « collectif » (puissance) est sollicité, il est nécessaire de rattraper une partie des effets secondaires produits.

En résumé la complexité du pilotage vient des commandes simultanées du bras droit, du bras gauche, du poigné gauche et des deux pieds actionnant les palonniers. J’ai le mauvais souvenir de n’avoir pu me moucher dans certaines phases de vol.